C’était une phrase.
Il viendra les mains crasseuses de s’être prit le front.
Une phrase de bon goût.
C’était une phrase.
Il viendra les mains crasseuses de s’être prit le front.
Une phrase de bon goût.
C’était un mal pour un bien mais le bien fut le mal et vice et versa.
Je me souviens très bien de cette contrôleuse acide qui rythmait mon pou, de cette nuque froide pénétrée d’émoi, de l’air sec et du vent captif.
C’était une nuit poignante, un aspect tragique sous des heures théâtrales car dans la terreur passé sous silence mon silence.
Notre silence.
C’était une fleur éblouie.
Des mentis, des nantis.
Un culbuto.
Répétition fatigante cherche jeu à la con.
C’était me faire la peau comme une châtaigne.
Sur les étangs noirs volaient en biais des oiseaux-perles, plus gris qu’une marre d’huile sans arc en ciel, chromes comme la victoire.
Moins d’après, plus de préambules.
J’ai vu la brume vrombissante et tousseuse me prendre dans ses bras, je l’ai vu m’empoigner en expectorant des nuages épais de mon torse et des trous qui prenaient fuite.
Moins d’après, plus de préambules.
J’ai tant aimé la désinvolture, l’air qui ravage sans blâme avec mille excuses, le pardon syndical des manigances, la croix retournée sur des yeux cassés.
Moins d’après, plus de préambules.
Des histoires mortes qui repeignent le quotidien d’une monocouche.
Moins d’après, plus de préambules.
La vie baigne
à l’ombre du sol
et d’un arbre en pleure.
C’était on se regarde au pays des clairvoyants.
Mes rondeurs ont enrobé finement plus large que prévu.
Stratifié, aligné dans les porcs de la peau, mon amour est profond.
C’était je transfuge et je regarde en dessous du jupon l’amour qui y fleurit.
Je suis un électron qui papillonne. Je suis une femme qui claironne. Je suis grandement illuminée.
Faite place à l’air libre.
Matin, midi, soir, à l’aube des serpents, quand la vague vient taire le silence, quand le rocher prend sa paire de claques.
Faite place à l’air libre.
Mal creusée par le temps, les tympans encore jeunes, la voix grave et le front large, c’est ma ligne, ma conduite et c’est les yeux fermés.
Faite place à l’air libre.
Je respire.
C’était l’histoire de la malade imagimaigre.
Cette camériste qui vous regarde et vous compte l’existence.
C’était la java-niaise qui peignait des roulottes.
J’ai mal ici, j’ai mal à l’oeil, ma vie, cette merde, mon œuvre.
La leçon de fatigue est fatigante à lire, usure pas triste à aimer.
J’ai une version plus trash dans mon tiroir tu sais ?
Dédié aux couillons de charcutiers et à leur papier vichy
Trop con pour la rime aux yeux.
Bonjour je suis rose.
C’était je reviens du printemps et de la vie plein les dents.
Un Hortensia ne s’effeuille pas comme une fleur. On me demande si j’écris jardin, je réponds oui.
À la nature qui me fait reine et don de l’univers, je ne vais pas tarder à repeindre la lumière, ici le fruit et l’ombre sont comestibles, des fourmis grouillent mi-grenouilles et l’essor est une tige que prend l’oiseau pie.
Des passages rythment en cœur des battements.
J’ouvre la porte, je plante mes os et dans la terre coule ma rivière d’or, si près d’un éternel, aussi parfait qu’un éclat de cymbale.
Fin de semaine ou l’été prochain, qui sait…